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LES LABELS BASSE ENERGIE


Afin de simplifier la lecture du dossier et prendre en compte l'actualité sur le sujet des labels basse énergie, nous avons réorganisé ce dossier afin de n'y mettre que des informations actuelles. Les articles décryptant un aspect du sujet ont été déplacés sur le blog et des liens ont été mis en place pour faciliter la navigation de l'un à l'autre.
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Dossier réalisé par Frédéric Loyau - 2008



    FIABISHOP

  • Nouveau site internet pour votre installation vmc double flux / puits canadien

fiabishop

http://www.fiabishop.com

 

Introduction

Contexte

Un label basse énergie récompense un projet dont les consommations énergétiques sont très largement inférieures aux consommations requises par la réglementation thermique. Cette démarche spécifique nécessite de se reporter à un cahier des charges précis et un calcul thermique pour déterminer les consommations énergétiques du projet en amont de sa construction, et contrôler la bonne réalisation par un test de pression du bâtiment réalisé à sa réception.
Depuis 2007, on trouve sur le secteur français plusieurs labels s'inscrivant dans la basse et très basse énergie. Le plus connu étant le label maison passive (passivhaus) qui compte en Europe près de 18000 réalisations terminées (mi 2009). Jusqu'à 2007, la France a été assez hermétique à la performance énergétique : la possibilité de construire des maisons réduisant le chauffage à un appoint ou mieux sans chauffage étant inconnue de la plupart des professionnels du bâtiment français.
En 2007, on verra successivement le lancement d'Effinergie, label soutenu notamment par le CSTB et différentes régions, répondant au décret d'état présentant les exigences de la certification BBC, et très fortement inspiré du label suisse Minergie ; de Minergie France, directement adapté des exigences suisses et soutenu par l'association Prioriterre qui en assure la promotion sur le territoire français. Le label Passivhaus a également une forte visibilité en France par le biais de l'association La maison Passive France, qui en assure la promotion.

La profusion de labels créant une certaine cacophonie auprès des promoteurs des différents labels, ce dossier vise à vous donner les informations les plus complètes pour comprendre et comparer les labels basse énergie. Nous ne visons pas ici à décrire précisément ce qu'est une maison passive, basse énergie ou bioclimatique. Nous l'avons toutefois fait sur les dossiers suivants :
La construction passive
La construction bioclimatique

 

Toutefois, si nous devions décrire rapidement les spécificités des démarches basse énergie, on retrouve le tronc commun suivant :


maison

- Les déperditions sont réduites au maximum : le bâtiment sera donc compact pour réduire les surfaces de parois au contact avec l'extérieur, celles ci seront fortement isolées, entre 15 et 30 cm selon la performance visée, et l'isolation sera jointive (pas de ponts thermiques ni fuites d'air). Les menuiseries sont performantes et parfaitement posées, elles sont en double vitrage ou triple vitrage, selon la localisation du projet et l'orientation solaire des vitrages.
- Les apports passifs sont valorisés : la conception sera orientée favorablement par rapport au soleil pour récupérer ses apports gratuits. Ces apports sont soit stockés par des matériaux lourds (inertie thermique), soit récupérés et valorisés par une ventilation double flux. Les apports internes participent également au chauffage de la maison.
- La ventilation est performante : la maison est étanche à l'air ET correctement aérée. La ventilation est généralement mécanique mais ce n'est pas une obligation. Elle assure une répartition de chaleur homogène dans la maison et évacue l'air vicié, sans obligation d'ouvrir les fenêtres (même si ce n'est pas un problème de le faire).
- Le chauffage est un appoint : la stratégie des bâtiments basse énergie suit une logique. Si l'enveloppe est plus performante, elle sera plus coûteuse. Pour que cela ne soit pas problématique il faut que cette sur isolation conduise à des économies sur d'autres lots. Les bâtiments basse énergie peuvent être chauffés avec un petit poêle, et les constructions passives avec un appoint connecté sur le réseau de ventilation. Il est possible de faire autrement évidement, mais conserver un réseau de distribution de chaleur dédié rend la démarche basse énergie moins pertinente (surinvestissements non amortissables).
- Le confort d'été est maîtrisé : par le biais de protections solaires adéquates, d'une sur ventilation nocturne, d'un puits canadien le cas échéant. L'idée est de ne pas recourir à un système de climatisation, quelque soit la localisation climatique.
- Les consommations énergétiques sont maîtrisées, énergies renouvelables pour la production d'eau chaude sanitaire, appareils à basse consommation, production d'électricité renouvelable éventuellement.

Qu'appelle t-on la basse énergie ?

La basse énergie correspond à une division par 3 des consommations énergétiques par rapport à un bâtiment neuf actuel.
Le passif correspond à une division par 5 des consommations énergétiques par rapport à un bâtiment neuve actuel, et une division par 2 des consommations énergétiques par rapport à une construction basse énergie.

dia

A cette base généraliste, il faut tenir compte du facteur climatique français. Une maison passive construite dans le sud de la france consommerait 3.6 fois moins d'énergie qu'une maison neuve actuelle (au lieu de 5 fois dans le nord de la France).
Les chiffres annoncés sont des estimations qui ne correspondent pas aux exigences directes des labels. En effet, chacun se basant sur un périmètre différent (dans la prise en compte des consommations de chauffage, eau chaude, ventilation, éclairage, autres usages), cela ne permet pas une comparaison directe. Nous avons donc estimé dans l'histogramme plus haut la consommation primaire du chauffage et eau chaude. L'exigence de Effinergie par exemple est de 65 kWh/m² en zone H1 (et non 40), mais ce chiffre inclut les auxiliaires pour la ventilation et l'éclairage.

Comprendre les terminologies utilisées


Toutes les consommations sont exprimées en kWh/m².an mais elles ne prennent pas forcement en compte les mêmes paramètres et la même procédure de calcul. Voyons ici que signifie ces calculs :

Besoin utile de chauffage (besoin brut)

L'énergie utile caractérise le besoin énergétique brut , c'est à dire l'énergie nécessaire pour satisfaire un besoin, pour le chauffage atteindre une consigne de température de 20°C. Dans une démarche à basse consommation d'énergie, les besoins bruts permettent donc de caractériser la performance de l'enveloppe isolante.
On intègre donc dans le calcul toutes les déperditions par les parois, le renouvellement d'air, les ponts thermiques, et tous les gains solaires, métaboliques, par les équipements. Les calories nécessaires pour atteindre la température voulue représentent le besoin brut de chauffage.
Le principe est identique pour les besoins en frigories.

energie utileBesoin utile = déperditions - apports utiles

Les besoins en énergie utile sont utilisés comme valeur de référence dans la démarche passive, ils doivent être inférieurs à 15 kWh/m² hab pour le chauffage. Pour la démarche Minergie ils sont fixés à 60% de la valeur de référence de la SIA380 (réglementation thermique suisse) pour Minergie Standard 2008 et 20% de celle-ci pour Minergie Plus. (A partir de avril 2008, Minergie P se base également sur 15 kWh/m².an).

Besoin en énergie finale

L'énergie finale caractérise une consommation énergétique. Le calcul intègre donc le rendement de l'équipement de production de chaleur/pertes du réseau de distribution et permet de déterminer l'énergie qui sera réellement consommée pour satisfaire le besoin. C'est l'énergie facturée au consommateur.

Énergie finale = besoin brut x rendement équipement de production de chaleur (production + distribution).

energie utilePrenons pour exemple une maison qui aurait un besoin brut de 10000 kWh/an.
Sa consommation finale pour le chauffage serait de 11100 kWh ef/an dans le cas d'une chaudière bois de 90% de rendement (10000/0.90=11100).
Sa consommation finale pour le chauffage serait de 3300 kWh ef/an dans le cas d'une pompe à chaleur de 300% de rendement (COP de 3). (10000/3=3300)

Un même projet peut donc avoir des consommations très différentes suivant le système de chauffage retenu. Pour autant, il ne faut pas se focaliser uniquement sur les chiffres annoncés en kWh, qui dans le cas du chauffage par pompe à chaleur est très favorable. L'intérêt de toutes les démarches présentées est de réduire la dépense énergétique, et les coûts d'achat de l'énergie vont pondérer les différences entre les solutions.

Reprenons l'exemple plus haut.
Le coût de chauffage serait de 11100x0.054€ soit 599€/an dans le cas d'une chaudière bois de 90% de rendement.
Le coût de chauffage serait de 3300x0.108€ + 125€ (surcoût abonnement EDF) soit 481€/an dans le cas d'une pompe à chaleur de 300% de rendement (COP de 3).
Le chauffage solaire actif est un cas particulier puisqu'il est considéré comme un appoint de l'équipement de production de chaleur.

Énergie finale = (besoin brut - apports solaires actifs) x rendement équipement de production de chaleur.

Énergie primaire

L'énergie primaire caractérise un coût énergétique global. Il va prendre en compte l'énergie consommée mais également l'énergie qu'il aura fallu produire en amont pour apporter cette énergie à la maison. Par exemple, pour le chauffage électrique, on intègre les pertes de transport de l'électricité sur le réseau EDF, et le rendement de la centrale électrique. On considère que le rendement moyen en France de production/acheminement de l'électricité est de 38%, on ponderera les consommations énergétiques par ce facteur de conversion pour obtenir le résultat en énergie primaire.

Lire également sur le blog : les différents concepts d'énergie primaire

Énergie primaire = Énergie finale x vecteur énergétique

energie utileReprenons pour exemple une maison qui aurait un besoin brut de 10000 kWh/an.
Sa consommation finale pour le chauffage serait de 11100 kWh ef/an dans le cas d'une chaudière bois de 90% de rendement. Sa consommation primaire pour le chauffage serait de 6660 kWhep/an (Vecteur biomasse de 0.6 en BBC).
Sa consommation finale pour le chauffage serait de 3300 kWh ef/an dans le cas d'une pompe à chaleur de 300% de rendement (COP de 3). Sa consommation primaire pour le chauffage serait de 8514 kWhep/an (Vecteur Électricité de 2.58 en BBC).

Les besoins en énergie primaire sont utilisés comme valeurs de référence dans la plupart des démarches, mais en associant des vecteurs énergétiques différents.

Type d'énergie

France RT 2005 / RT 2012

France Effinergie

Suisse Minergie

Europe Passif

Convention utilisée pour le dossier
kWhep
kWhepp
kWhepp
kWhepnr

Électrique

2,58

2,58

2

2,6
(2.7 avant 2010)

Bois

1

0,6

0.7
(0,5 avant 2010)

0,2

Gaz / Fioul

1

1

1

1,1

Photovoltaïque

0

2.58

2

0,7

Solaire

0

0

0

0

Tableau des facteurs de conversion (réalisé par Fiabitat Concept)

facteur-conversion

Pourquoi tout le monde n'est pas d'accord ?

Le vecteur énergétique dépend de la politique énergétique de chaque pays, de ses choix en matière de production électrique essentiellement. La France majoritairement en nucléaire est défavorisée par le faible rendement des centrales (2.58), par rapport à la Suisse (2). Globalement, en Europe, le facteur moyen est de 2.70.

Le vecteur énergétique peut varier dans un même pays en fonction de ses politiques énergétiques, et pour mettre à niveau des solutions de production de chauffage. L'exemple du bois est parlant. Considérer un facteur de 1 revient à considérer que l'énergie consommée est égale à l'énergie qu'il aura fallu produire. Considérer un facteur inférieur à 1 revient à considérer que l'énergie produite est inférieure à l'énergie consommée, c'est absurde. Pourtant c'est logique.

Notre exemple plus haut ne comparait pas la pompe à chaleur et le chauffage bois par hasard. En utilisant un vecteur énergétique du bois de 1, le bois n'est pas aussi intéressant en consommation primaire que la PAC (11000 kWh.ep contre 8530 kWh pour la PAC). Les labels ayant des exigences en énergie primaire, cela revient à tenir pour discours qu'il faut mettre des pompes à chaleur sur les maisons basse énergie.
En diminuant le vecteur énergétique du bois, on replace la PAC au même niveau que le bois en énergie primaire. Cela permet donc aux labels basse consommation de promouvoir différentes solutions de chauffage, le bois en premier lieu parce qu'il produit bien moins de gaz à effet de serre que l'électricité.


Voir aussi le billet suivant, décrivant les différents concepts d'énergie primaire associés aux labels basse énergie :
Le lobby du chauffage électrique veut faire annuler la RT 2012 (blog)

Production Co2

Enfin, les consommations d'énergie ont un coût environnemental, caractérisé par une production de gaz à effet de serre (ramené en grammes d'équivalent CO2) par kWh énergétique consommé (énergie finale) . Un calcul intègre en fonction des usages une production de CO2 liée.

Type d'énergie

France RT 2005

France Effinergie

Europe Passif

Électrique

Chauffage 180
Éclairage 100
Usages intermittents 60
Usages en base 40

Chauffage 180
Éclairage 100
Usages intermittents 60
Usages en base 40

680

Bois

10

10

50

Gaz naturel

230

230

250

Fioul

300

300

310

Photovoltaïque

/

/

250

Solaire

0

0

0

Tableau des production de gaz à effet de serre (unités en gCo2eq/kWh)

Les données ne sont pas fondamentalement différentes entre la France et l'Europe sauf au niveau de la production d'électricité ou l'on considère 180 g d'équivalent Co2 par kWh consommé contre 680 g en Europe.
La production de gaz à effet de serre de l'électricité dépend des usages, et de leur répartition dans l'année. Le chauffage électrique se prête assez mal à une production nucléaire de par le fait que la consommation des ménages fluctue fortement en fonction des coups de froid. De plus en plus, le chauffage électrique par grand froid est donc assuré par des centrales thermiques au gaz peu performantes, ce qui peut donner en France pendant les périodes de pic de la demandes des productions de Co2 supérieures à 700 g par kWh consommé.
On considère pour la biomasse l'effet de serre d'origine anthropique. Le bois se décompose et réemet dans l'atmosphère le carbone stocké pendant sa croissance. Brûler du bois revient à substituer la combustion du bois à sa décomposition naturelle et n'ajoute pas de Co2. On considère donc les gaz à effet de serre générés par l'abbatage, conditionnement, déplacement du bois jusqu'au site.

Nota : Il est évident que les importations actuelles massives de bois bûches des pays scandinaves, ou les conditionnements excessifs des supermarchés qui proposent le bois en sac plastique, n'atteignent pas d'aussi bon résultats en GES par kWh...

On peut distinguer sur cette première vue d'ensemble plusieurs logiques.


Le standard Maison passive caractérisant des bâtiments se passant de système de chauffage spécifique (on peut chauffer avec un poêle, une batterie chaude sur la vmc ou une petite pompe à chaleur, mais on se passera de réseau de distribution de la chaleur), c'est la performance du bâti qu'il faut caractériser, d'où le choix du 15 kWh/m² en besoin utile.
Si le calcul était fait en énergie finale, l'intégration des rendements de pompe à chaleur par exemple pondéreraient les consommations et leur usage serait un moyen d'être passif à moindre coût. L'objectif étant de limiter le recours à tout moyen de chauffage, il faut considérer les besoins bruts.
Les calculs réalisés en énergie primaire tendent à démontrer que le chauffage électrique classique n'est pas l'avenir. S'il reste utilisable dans une logique RT2005, il est quasiment impossible de répondre aux exigences BBC avec ce procédé.
Lorsque l'unique exigence est déterminée en énergie primaire (Effinergie), il est possible de répondre aux exigences du label selon différents moyens : performance de l'enveloppe, performance de l'équipement de production, réduction des consommations d'éclairage, production d'électricité photovoltaique...). Le maître d'ouvrage détermine en fonction de ses besoins quelle approche il peut retenir, il est donc plus libre.

 

Comprendre les surfaces utilisées


Parce que les consommations énergétiques sont ramenées par unité de surface (en kWh/m²), le calcul de la surface prise en compte à une influence sur le calcul définitif. 3 calculs de surface sont utilisés actuellement :

La SHON-RT- surface de plancher hors oeuvre nette RT

La SHON-RT est utilisée en France spécifiquement pour la définition de la RT 2012. Elle remplace la SHON utilisée jusque la et pour la thermique et pour le calcul de l'imposition appliquée au projet (on parle désormais de surface de plancher, notamment pour déterminer l'obligation de recours à un architecte pour la signature du permis de construire (170m² sp). Son calcul est pensé pour répondre à une logique administrative.
La SHON-RT est utilisée pour le calcul RT2012 et déclinaisons - Effinergie BBC +- BEPOS

Calcul de la shon-RT :
Prise en compte de toutes les surfaces hors oeuvre (shob),
Déduction des espaces non isolés ou non habitables, non aménageables ou non aménagés
Déduction de hauteur inférieure à 1.80m,

shon

La SHON RT se distingue de l'ancienne SHON par les déductions qui ne sont désormais plus appliquées, notamment la pondération de 5% que la SHON considérait pour prendre en compte l'isolation, et la non prise en compte des espaces non aménagés. Certaines dispositions, par exemple les logements accessibles aux personnes à mobilité réduite, permettaient jusque la d'abaisser la SHON de 5 m², la combinaison d'une approche thermique et administrative posait un certain nombre de problèmes pour l'affichage des performances. La SHON-RT est donc une avancée par rapport à la situation précédente, même si comme elle est en général plus importante que la SHON, cela induit qu'il est plus aisé de respecter les gardes fous.

La SRT- surface utile RT

La surface thermique SRT intervient pour les bâtiments non résidentiels. Cette surface, au sens de la réglementation thermique, d’un bâtiment ou d’une partie de bâtiment, SRT, est égale à la surface utile de ce bâtiment ou de cette partie de bâtiment, multipliée par un coefficient dépendant de l’usage défini ci-dessous :

Calcul de la surface utile :
La surface utile d’un bâtiment ou d’une partie de bâtiment au sens de la RT, la SURT, est la surface de plancher construite des locaux soumis à la réglementation thermique, après déduction des :
– surfaces occupées par les murs, y compris l’isolation ;
– cloisons fixes prévues aux plans ;
– poteaux ;
– marches et cages d’escaliers ;
– gaines ;
– ébrasements de portes et de fenêtres ;
– parties des locaux d’une hauteur inférieure à 1,80 mètre ;
– parties du niveau inférieur servant d’emprise à un escalier, à une rampe d’accès ou parties du niveau inférieur auquel s’arrêtent les trémies des ascenseurs, des monte-charges, des gaines et des conduits de fumée ou de ventilation ;
– locaux techniques exclusivement affectés au fonctionnement général du bâtiment et à occupation passagère.

Calcul de la SRT :
La surface thermique, au sens de la réglementation thermique, d’un bâtiment ou d’une partie de bâtiment, SRT, est égale à la surface utile de ce bâtiment ou de cette partie de bâtiment, multipliée par un coefficient dépendant de l’usage défini ci-dessous :

type de bâtiment pondération
Bâtiment universitaire d’enseignement
1.2
Hôtel
1.1
Restaurant
1.2
Commerce
1.1
Gymnase et salle de sport, y compris vestiaires
1.1
Etablissement pour personnes âgées ou personnes âgées dépendantes
1.1
Etablissement de santé
1.1
Aérogare
1.2
Bâtiment à usage industriel et artisanal
1.1
Tribunal, palais de justice
1.2

 

La SRE - surface de référence énergétique

La SRE est utilisée en Suisse notamment pour calculer les performances d'un projet. Son calcul est donc pensé pour répondre à une logique énergétique.
La SRE est utilisée pour le calcul Minergie Standard et Minergie Plus.

Calcul de la sre :
Prise en compte de toutes les surfaces hors oeuvre,
Déduction des espaces non isolés ou non habitables,
Déduction de hauteur inférieure à 1m (SRE0),
Pondération pour les hauteurs supérieures à 3m, (SRE)*

MAJ : Depuis cette année, la pondération de hauteur est supprimée.


La SHAB - surface habitable

La SHAB est utilisée en Europe pour caractériser les espaces réellement habitables. Son calcul peut donc répondre à une logique énergétique.
La SHAB est utilisée pour le calcul Standard Maison Passive.

Calcul de la shab :
Somme de toutes les pièces du projet, à exclusion des murs et cloisons,
Déduction des espaces non habitables (trémie escalier, vide),
Déduction de hauteur inférieure à 1 m,
Prise en compte des hauteurs entre 1m et 2m à 50%,

sre

Nota : Il est à noter que la surface habitable utilisée couramment en France pour définir des surfaces habitées ne présente pas tout à fait les mêmes déductions (notamment de hauteur). La définition plus haut correspond à celle du standard Maison Passive.

Le test d'étanchéité à l'air


blower doorLe test d'étanchéité à l'air est réalisé pendant le chantier, avant la livraison du bâtiment. Il qualifie la performance de l'enveloppe isolante et constitue la garantie pour le maître d'ouvrage de la bonne réalisation du projet, condition de l'obtention des performances calculées par le logiciel, et du bon fonctionnement de l'appareil de chauffage/ventilation.

Le test selon la norme n50

Le standard Maison passive et Minergie Plus exigent un test d'étanchéité, mesurée selon la norme européenne n50 et dont les valeurs sont inférieures à 0.60 volumes/heures. Le test consiste en la mise en dépression du bâtiment à 50 Pa, et l'obturation de toutes les bouches de ventilation, pour déterminer le renouvellement d'air par les fuites d'étanchéité.

Le test selon la norme Q4

Le standard Effinergie exige un test d'étanchéité mesuré selon la norme française q4, et dont les valeurs sont inférieures à 0.6 m3/h.m². Le test consiste en la mise en dépression du bâtiment à 50 Pa (ce niveau de différence de pression est nécessaire pour visualiser les fuites), et l'obturation de toutes les bouches de ventilation, pour déterminer le renouvellement d'air par les fuites d'étanchéité. La valeur est ensuite rapportée à la surface de parois froides définie dans la réglementation, et à un coefficient pour ramener le résultat en équivalent 4 Pa (ce qui correspondrait à la différence de pression moyenne sur l'hiver).

Les valeurs nécessaires à l'obtention des labels ne sont pas équivalentes, on considère en moyenne qu'une maison passive à un renouvellement par les fuites d'air trois fois moindre qu'une maison Effinergie.
Le label Minergie Standard n'exige pas la réalisation de test d'étanchéité (même s'il est toutefois recommandé).

Pour plus d'information sur l'étanchéité à l'air :
Dossier : L'étanchéité à l'air des bâtiments

q4 et n50


Les standards énergétiques disponibles en France


On distinguera les réglementations thermiques des labels. Ils n'ont pas le même objectif. Une réglementation thermique va définir les minima constructibles pour tous, un label va définir un maxima beaucoup plus performant, mais a seulement valeur d'exemple.

On distinguera également certification et label. Le label Effinergie ou Minergie sont des marques qui correspondent à la certification BBC, définie par l'état dans un arrêté publié le 17 mai 2007.

La RT 2012 - Réglementation thermique 2012.

Tout projet de construction dont le permis de construire est déposé après septembre 2006 doit répondre aux exigences de la RT2005, qui sont :

- De faire réaliser un bilan thermique avec le moteur THBCE pour valider les performances réglementaires du projet (calcul thermique ou calcul simplifié)
- Que les performances des parois/ponts thermiques soient au moins supérieures aux valeurs garde fous définies dans l'arrêté.
- Que la surface vitrée représente au moins 1/6 ème de la surface habitable (et pas la shon-RT)
- Qu'il soit prévu un recours aux énergies renouvelables équivalent à 5 kWh/m²SHON-RT.an au minimum
- Que les besoins bruts de l'enveloppe + éclairage Bbio soient inférieurs à la valeur Bbio de référence.
- Que les coefficient Cep/Tic calculés soient inférieurs aux valeurs Cep/Tic de référence (consommation énergétique primaire globale en kWhep comprenant Chauffage/ECS/Ventilation/Éclairage et température intérieure de confort thermique d'été).

Pour résumer :


Procédure de calcul

RT 2012
Consigne de température à 19 °C _ 16 °C en journée
Surface hors oeuvre nette SHON RT

Vecteur énergétique

Fioul / Gaz : 1
Électricité : 2.58
Biomasse : 1
Solaire thermique : 0
Solaire photovoltaique : 0

Valeurs limites

Performance d'enveloppe : Bbio projet inférieur au Bbiomax
Énergie finale : Rien
Énergie primaire Chauffage/ECS/Auxiliaires/Éclairage:
- Cep > Cepref

Test d'étanchéité

- Q4 > 0.8 m3/h.m² valeur de référence (utilisable si le constructeur utilise la "démarche qualité")
- Q4 > 0.6 m3/h.m² à justifier par un test à la livraison du bâtiment

Documentations

Sites internet :
x www.rt-batiment.net

 

Le RT 2005 - Réglementation thermique 2005.

Tout projet de construction dont le permis de construire est déposé après septembre 2006 doit répondre aux exigences de la RT2005, qui sont :

- De faire réaliser un bilan thermique avec le moteur THCE pour valider les performances réglementaires du projet (calcul thermique ou calcul simplifié)
- Que les performances des parois/ponts thermiques soient au moins supérieures aux valeurs garde fous définies dans l'arrêté.
- Que les besoins bruts de l'enveloppe Ubat soient inférieurs à la valeur Ubat de référence.
- Que les coefficient Cep/Tic calculés soient inférieurs aux valeurs Cep/Tic de référence (consommation énergétique primaire globale en kWhep comprenant Chauffage/ECS/Ventilation/Éclairage et température intérieure de confort thermique d'été).

La RT 2005 propose des valeurs U de références pour la composition des parois, les menuiseries, étanchéité à l'air, système de chauffage, ventilation, production d'eau chaude sanitaire, orientation solaire du bâtiment. Toutefois, comme l'objectif est d'obtenir une valeur globale de consommation énergétique et que chaque projet est différent, il est possible d'atteindre les minima en travaillant soit sur l'enveloppe, soit sur la ventilation...
L'important étant que la performance de l'enveloppe soit au moins aussi bonne qu'un projet utilisant les valeurs de référence (Ubat), une consommation primaire de chauffage/ECS au moins inférieure aux valeurs limites (Cepmax) et une consommation globale sauf électroménager inférieure au Cep de référence.

- Que la valeur Cepmax soit inférieure à la valeur Cepmax définie dans le tableau suivant (consommation globale en kWhep/m² de shon comprenant Chauffage/ECS)

Type de chauffage
Zone climatique
Consommation conventionnelle pour le chauffage, le refroidissement et la production d'ECS en kWh primaire /m²/an
Combustibles fossiles
H1
130
H2
110
H3
80

Chauffage électrique

(y compris les pompes à chaleur)

H1
250
H2
190
H3
130

Dans la réalité, la faiblesse de cette réglementation tient au manque d'information et contrôle des performances. Une étude sur un panel de maisons neuves a montré qu'environ 80% des maisons construites aujourd'hui ont des performances constatées non conformes à la RT 2005.

Pour résumer :


Procédure de calcul

RT 2005
Consigne de température à 19 °C
Surface hors oeuvre nette SHON

Vecteur énergétique

Fioul / Gaz : 1
Électricité : 2.58
Biomasse : 1
Solaire thermique : 0
Solaire photovoltaique : 0

Valeurs limites

Pour un bâtiment neuf :
Énergie utile : Ubat de référence
Énergie finale : Rien
Énergie primaire Chauffage/ECS/Auxiliaires/Éclairage:
- Cep > Cepref pour bâtiments à usage d'habitation

Pour un bâtiment existant (20eme siècle):
Énergie utile : Rien
Énergie finale : Rien
Énergie primaire Chauffage/ECS/Auxiliaires/Éclairage:
- Cep > Cepref pour bâtiments à usage d'habitation

Test d'étanchéité

-Q4 > 1.3 m3/h.m² considéré par défaut
- Q4 > 0.8 m3/h.m² valeur de référence

Documentations

Décret 2006-592 d'application
Arrêté du 24 mai 2006

Sites internet :
www.rt2000.net

 

Le label Effinergie - BBC 2005


Effinergie est issu d'une adaptation de la démarche Minergie (qui existe depuis 10 ans en Suisse) au marché français de la construction, soutenue par le CSTB, industriels et collectivités territoriales.
Correspondant à la certification BBC, les constructions Effinergie peuvent avoir droit aux réductions de taxe foncière, extension de COS.

Le bâtiment doit répondre aux mêmes exigences que la RT 2005 et en utilisant la procédure de calcul THCE, avec modification du vecteur énergétique de la biomasse (qui passe de 1 à 0.6 spécifiquement pour le BBC).
Le bâtiment peut également dans certains cas particuliers être présenté par un calcul dégradé, à condition d'argumenter sur la non recevabilité d'un calcul selon THCE, toutefois la procédure proposée (dossier justificatif, réunion d'une commission...) rend cette solution non évidente car gérée au cas par cas.

Les premiers Titre V publiés concernant les poêles à bois standards, les chauffes eau thermodynamiques sont disponibles ici :
http://www.rt-batiment.fr/

Sous l'impulsion des régions en partenariat avec l'Ademe qui ont initié depuis quelques années des appels à projets pour développer localement les filières de bâtiments basse consommation, Effinergie compte fin 2010 269 bâtiments certifiés (ou retenus par les appels à projets) totalisant 150.000 m² de Shon, essentiellement du résidentiel neuf.

Le coefficient Cep doit être inférieur de 50 kWhep/m².an, pour les consommations de chauffage / eau chaude / auxiliaires / éclairage, avec une pondération selon la zone géographique.

Pondération géographique et altimétrique : Cep projet = 50 x( a + b )





Zones climatiques Coefficient a
H1a, H1b 1,3
H1c 1,2
H2a 1,1
H2b 1,0
H2c, H2d 0,9
H3 0,8

Altitude Coefficient b
≤ 400 m 0
> 400 m et ≤ 800 m 0,1
> 800 m 0,2




Comme la RT 2005, le calcul de surface utilisé est la SHON, à la différence où si la SHON est supérieure de 20% à la surface habitable, le calcul est déterminé par la SHAB x 1.20.
La production d'électricité photovoltaique peut être déduite avec un maximum fixé à 12 kWhepp/m².an du calcul Cep pour les logements et 25 kWhepp/m².an pour le tertiaire.

Fin novembre 2009, un nouveau référentiel pour le photovoltaique modifie de manière sensible la prise en compte du PV. Voir ici

Un test d'infiltrométrie selon la norme q4 est réalisé par un organisme agréé, avec pour exigence une valeur minimale de 0.6 m3/h.m².
La labellisation est effectuée par Cequami / Certivea / Promotelec / Cerqual.

Pour résumer :

Procédure de calcul

RT 2005
Consigne de température à 19 °C
Surface hors oeuvre nette SHON
Calcul des ponts thermiques par l'intérieur

Vecteur énergétique

Fioul / Gaz : 1
Électricité : 2.58
Biomasse : 0.6
Solaire thermique : 0
Solaire photovoltaique : 2.58

Valeurs limites

Pour un bâtiment neuf :
Énergie utile : Niveau standard RT 2005 (valeur Ubat)
Sauf si
- poêle à bois : Ubat -25% par rapport au Ubatref
- photovoltaique : Ubat -30% par rapport au Ubatref
Énergie finale : Rien
Énergie primaire Chauffage/ECS/Auxiliaires/Éclairage:
- Cep > 50 kWhepp/m².an pour bâtiments à usage d'habitation
si photovoltaique :
- Cep > 50+12 kWhepp/m².an
si photovoltaique + ECS électrique
- Cep > 50+35 kWhepp/m².an
- Cep > 50% Cep ref pour bâtiments autres

Pour un bâtiment existant (label en cours de réalisation):
Énergie utile : Rien
Énergie finale : Rien
Énergie primaire Chauffage/ECS/Auxiliaires/Éclairage:
- Cep > 80 kWhepp/m².an pour bâtiments à usage d'habitation
- Cep > 60% Cep ref pour bâtiments autres

Test d'étanchéité

Certificat infiltrométrie obligatoire selon norme q4
- q4 > 0.6 m3/h.m² pour les maisons individuelles
- q4 > 1 m3/h.m² pour les logements collectifs
- q4 > 1.2 m3/h.m² pour le tertiaire
- q4 > 2.5 m3/h.m² pour les autres bâtiments

Dérogation possible au test si démarche qualité agréé par le MEDDADD

Documentations

Référentiel Effinergie
Guide à destination des professionnels
Plaquette de présentation pour particuliers
Décret fixant les conditions d'utilisation d'un poêle à bois

Sites internet :
www.effinergie.org


 

 

Voir également sur ce sujet les articles publiés par Fiabitat Concept sur le blog
09/12/2009 : Le lobby du chauffage électrique veut faire annuler la RT 2012
09/12/2009 : Effinergie, un an après, quoi de neuf ?
09/12/2009 : Modification de la prise en compte du photovoltaique dans Effinergie
07/06/2009 : Effinergie, un label dépassé ?
22/10/2009 : Pistes pour améliorer la démarche BBC

 

Le label Prioriterre - BBC 2012


bbc prioriterreLe label BBC Prioriterre est un label BBC "brut", reprenant strictement les termes du décret BBC. Il a été développé dans l'idée de proposer une alternative à Effinergie, et donnant une solution aux maitres d'ouvrage souhaitant labelliser Minergie tout en bénéficiant des aides liées au BBC en France.

Le coefficient Cep doit être inférieur de 50 kWhep/m².an, pour les consommations de chauffage / eau chaude / auxiliaires / éclairage, avec une pondération selon la zone géographique.

Pondération géographique et altimétrique : Cep projet = 50 x( a + b )

pondération

 

 

Zones climatiques Coefficient a
H1a, H1b 1,3
H1c 1,2
H2a 1,1
H2b 1,0
H2c, H2d 0,9
H3 0,8

Altitude Coefficient b
≤ 400 m 0
> 400 m et ≤ 800 m 0,1
> 800 m 0,2

 

La différence essentielle entre Effinergie et Prioriterre se situe dans le référentiel qui est accolé au label. Du coté de Effinergie, les cahiers des charges sont ceux de Promotelec, Cequami, Cerqual et Certivea. Du coté de Prioriterre, le cahier des charges est plutôt centré sur la qualité écologique du projet.

Pour résumer :

Procédure de calcul

RT 2005
Consigne de température à 19 °C
Surface de référence énergétique SHON
Calcul des ponts thermiques par l'intérieur

Vecteur énergétique

Fioul / Gaz : 1
Électricité : 2.58
Biomasse : 0.6
Solaire thermique : 0
Solaire photovoltaique : 2.58

Valeurs limites

Énergie utile : Niveau standard RT 2005 (valeur Ubat)
Sauf si
- poêle à bois : Ubat -25% par rapport au Ubatref
Énergie finale : Rien
Énergie primaire Chauffage/ECS/Auxiliaires/Éclairage:
- Cep > 50 kWhepp/m².an pour bâtiments à usage d'habitation

Test d'étanchéité

Certificat infiltrométrie non obligatoire

Documentations

Référentiel BBC Prioriterre FR pdf

Sites internet :
f www.minergie.fr
f www.prestaterre.org

 

Le label Bâtiment à énergie positive


Une adaptation du standard Effinergie est prévue pour les bâtiments que l'on appelle les bâtiments à énergie positive. Pour le moment, tous les discours sur le futur énergétique arguent que la France adopterait ce standard réglementaire en base pour 2020. C'est pour le moins étonnant de fixer une telle ligne de route car jusqu'à présent, le "bâtiment à Énergie positive" ne répond à aucune norme ni procédure de calcul, aussi les projets auto proclamés "positifs" ne peuvent être certifiés.

 

Lire aussi :
10/10/2010 : Le Bâtiment à énergie positive, minima pour 2020 ?

Défaut : La valeur limite de 38kWhepp/m²SRE.an est la même, que le projet soit à Stockolm ou à Lisbonne.

Pour résumer :

Procédure de calcul

SIA 380
Consigne de température à 20°C
Surface de référence énergétique SRE
Calcul des ponts thermiques par l'extérieur

Vecteur énergétique

Fioul / Gaz : 1
Électricité : 2
Biomasse : 0.7 (depuis 2010, 0.5 auparavent)
Solaire thermique : 0
Solaire photovoltaique : 2

Valeurs limites

Pour un bâtiment neuf :
Énergie utile : 90 % valeur limite SIA 380/2009
Énergie finale : Rien
Énergie primaire Chauffage/ECS/Auxiliaires:
- Valeur limite (à partir de 2009) > 38 kWhepp/m².an pour bâtiments à usage d'habitation

Pour un bâtiment existant :
Énergie utile : 60 % valeur limite SIA 380
Énergie finale : Rien
Énergie primaire Chauffage/ECS/Auxiliaires:
- Valeur limite > 60 kWhepp/m².an pour bâtiments à usage d'habitation

Test d'étanchéité

Certificat infiltrométrie non obligatoire
Valeur standard prise en compte dans le calcul n50=1.5 vol/h

Documentations

Référentiel Minergie 2008 FR pdf
Référentiel Minergie 2009 FR pdf
Guide à destination des professionnels pdf
Plaquette de présentation pour particuliers pdf

Sites internet :
fleche www.minergie.fr
fleche www.prioriterre.org

 

Le label Minergie Standard

Le standard est issu d'une démarche initiée en 1998 en Suisse et disponible en France depuis fin 2007.
La transposition française du label Minergie est réalisée à partir de la procédure de calcul de la réglementation thermique suisse (SIA 380). La procédure de calcul se base sur un calcul réalisé sous un logiciel adapté à la construction basse énergie (par exemple Lesosai que nous utilisons), qui est étalonné par rapport aux réalisations terminées.

L'atout premier du label Minergie est son succès. L'année 2007 aura par exemple permis la labellisation de 2.082.016 m² SRE dans les pays où il est développé, et compte au total plus de 8.200 bâtiments certifiés.
A noter que début 2008, Minergie a revu ses seuils à la hausse, notamment l'énergie utile qui passe à 60% de la SIA 380. Une nouvelle feuille justificative voit le jour pour déterminer le confort d'été.

La labellisation est effectuée sur le territoire français par Prioriterre. L'objectif de l'association est de faire reconnaître en France Minergie comme un équivalent BBC (qui donnerait droit aux différents avantages d'exonération de taxe foncière et dépassement de COS).

Défaut : La valeur limite de 38kWhepp/m²SRE.an est la même, que le projet soit à Stockolm ou à Lisbonne.

Pour résumer :

Procédure de calcul

SIA 380
Consigne de température à 20°C
Surface de référence énergétique SRE
Calcul des ponts thermiques par l'extérieur

Vecteur énergétique

Fioul / Gaz : 1
Électricité : 2
Biomasse : 0.7 (depuis 2010, 0.5 auparavent)
Solaire thermique : 0
Solaire photovoltaique : 2

Valeurs limites

Pour un bâtiment neuf :
Énergie utile : 90 % valeur limite SIA 380/2009
Énergie finale : Rien
Énergie primaire Chauffage/ECS/Auxiliaires:
- Valeur limite (à partir de 2009) > 38 kWhepp/m².an pour bâtiments à usage d'habitation

Pour un bâtiment existant :
Énergie utile : 60 % valeur limite SIA 380
Énergie finale : Rien
Énergie primaire Chauffage/ECS/Auxiliaires:
- Valeur limite > 60 kWhepp/m².an pour bâtiments à usage d'habitation

Test d'étanchéité

Certificat infiltrométrie non obligatoire
Valeur standard prise en compte dans le calcul n50=1.5 vol/h

Documentations

Référentiel Minergie 2008 FR
Référentiel Minergie 2009 FR
Guide à destination des professionnels
Plaquette de présentation pour particuliers

Sites internet :
www.minergie.fr
www.prioriterre.org


Le label Minergie Plus

Le standard Minergie P est une adaptation suisse du concept européen de maison passive, qui permet de labelliser des projets de construction ne nécessitant pas de systèmes de chauffage spécifiques.

L'adaptation Minergie P est équivalente dans la formulation des exigences au standard Maison Passive. Fin 2007, Minergie P comptabilisait 164 bâtiments passifs certifiés (A comparer aux 10.000 bâtiments répondant au standard maison passive certifiés en Europe).

La labellisation peut être effectuée en France par Prioriterre.

Pour résumer :

Procédure de calcul

SIA 380
Consigne de température à 20°C
Surface de référence énergétique SRE
Calcul des ponts thermiques par l'extérieur

Vecteur énergétique

Fioul / Gaz : 1
Électricité : 2
Biomasse : 0.5
Solaire thermique : 0
Solaire photovoltaique : 2

Valeurs limites

Pour un bâtiment neuf :
Énergie utile : 15 kWh/m² SRE (début 2009 FR)
Énergie finale : Rien
Énergie primaire Chauffage/ECS/Auxiliaires:
- Valeur limite > 30 kWhepp/m².an pour bâtiments à usage d'habitation

Test d'étanchéité

Certificat infiltrométrie obligatoire
Valeur standard prise en compte dans le calcul n50<0.6 vol/h

Documentations

Référentiel Minergie-P 2008 FR *
Référentiel Minergie-P 2009 FR
Guide à destination des professionnels
Plaquette de présentation pour particuliers

Sites internet :
www.minergie.fr
www.prioriterre.org

*Appliqué dès début 2008 en Suisse

Le label Maison Passive - passivhaus


phiLe standard Maison passive est issu d'une réflexion initiée par le Passiv Haus Institut de Darmstadt sur le principe de la maison sans système de chauffage spécifique. Les premières réalisations ont été traduites à la fin des années 1990 par un référentiel qui fixe les exigences nécessaires à l'obtention des performances passives.
Contrairement aux autres démarches présentées plus haut, le standard Maison Passive est le seul qui ait une vocation de départ et une volonté de développement européenne. La feuille de calcul PHPP n'est pas adaptée d'une réglementation thermique par exemple mais a été développée spécifiquement pour déterminer les consommations énergétiques d'une maison passive, et vérifiée par les consommations réelles des premiers bâtiments en fonctionnement en Allemagne/Autriche.

Fin 2007, on comptabilise environ 10.000 bâtiments réalisés en Europe, dont une petite quinzaine en France (cela donne une idée du retard que la France accuse aujourd'hui).

Par ailleurs, les travaux de PASSIVE-ON sur l'adaptation de la maison passive aux climats du sud de la france et de l'europe ont permis l'adaptation de la feuille de calcul avec une meilleure précision quant au confort estival sur ce type de climat.

Le Passiv Haus Institut certifie également des produits de construction répondant aux exigences passives (fenêtres, systèmes constructifs, ventilation, ...).

Pour résumer :

Procédure de calcul

PHPP 2007 - Développé par le Passiv Haus Institut
Consigne de température à 20°C
Surface réellement habitable
Calcul des ponts thermiques par l'extérieur

Vecteur énergétique

Fioul / Gaz : 1.1
Électricité : 2.7 (2.6 à partir de 2010)
Biomasse : 0.2
Solaire thermique : 0
Solaire photovoltaique :0,7

Valeurs limites

Pour un bâtiment neuf :
Énergie utile chauffage : 15 kWh/m².an
Énergie finale : Rien
Énergie primaire Chauffage/ECS/Auxiliaires/Éclairage/Électroménager :
- Valeur limite > 120 kWhepnr/m².an pour bâtiments à usage d'habitation

Test d'étanchéité

Certificat infiltrométrie obligatoire
Valeur standard prise en compte dans le calcul n50<0.6 vol/h

Documentations

Référentiel Français Maison Passive
Passive On - Référentiel climats chauds :
Partie 1 - Partie 2 - Partie 3
Documentation ISOVER Maison Multi Confort

Sites internet :
www.lamaisonpassive.fr
www.passive-on.org/
www.passiv.de ( En allemand)

 

Lire aussi :
01/12/2010 : 10 questions sur la construction passive
05/04/2010 : Retour sur les 4eme assises de la construction passive
18/03/2010 : Les bâtiments passifs et la France

 

Les standards énergétiques à venir en France


Le texte de la loi grenelle


La loi grenelle est votée le 23 juillet 2009 dans sa version définitive. Dans son article 4, elle dresse un tableau de la future réglementation RT2012. Après le passage en deuxième lecture au sénat, le texte est celui-ci :

 

Pour plus de clarté, nous avons séparé les différentes publications sur le thème de la loi grenelle et la RT2012 en plusieurs articles

19/01/2011 : Le lobby du chauffage électrique veut faire annuler la RT 2012
29/12/2009 : Analyse des principales mesures du rapport de l'OPECST sur le BBC
11/12/2009 : Publication du rapport de l'OPECST : résumé des mesures
09/12/2009 : Loi Grenelle II : les législateurs plombent la RT2012
07/06/2009 : Décryptage de la loi Grenelle I sur l'article concernant la RT2012
22/10/2009 : Perspectives pour l'application de la RT 2012

Pour toute question sur ce dossier : contact@fiabitat.com


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