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A L'ECOUTE DE L'ENVIRONNEMENT -Dec 2002
Orléans mag (Mensuel diffusé dans l'agglomération
orléanaise)
Frédéric Loyau et Ugo Degrigny ont fait mouche avec leur concept de maison "intelligente". Les vainqueurs du challenge de la création d'entreprises finalisent maintenant l'ouverture de leur bureau d'études.

Frédéric Loyau et Ugo Degrigny
Le premier, Frédéric Loyau, est un adepte du travail bien fait. Le second, Ugo Degrigny, un amoureux de l'environnement pour qui faire de l'écologie, "ca n'est pas du militantisme, mais une simple question de bon sens !". Les deux viennent de recevoir le premier prix du Challenge de la création d'entreprises (3000 Euros), initié par Orléans Technopole, Cide 45 et la CAO Val de Loire, pour leur projet de maison "intelligente" baptisée "Fiabitat". Pour Frédéric Loyau et Ugo Degrigny, l'expérience ne s'arrête pas la, puisqu'inscrits au Déclic Entreprise (la suite du Challenge), ils finalisent maintenant leur projet, accompagnés par des professionnels - notaires, comptables, banquiers.
Si concevoir une maison respectueuse de l'environnement et économe dans son fonctionnement n'a rien de novateur, le concept Fiabitat avance un argument de choc : le coût ! "On ne veut pas faire du luxe", indiquent les futurs entrepreneurs de 21ans, qui se sont connus sur les bancs du lycée Gaudier-Brzeska et ont poursuivi ensemble leurs études à Rennes, en IUT Génie Civil. " Un tel projet n'a d'intérêt que s'il touche un large public."
Démonstration faite dans l'étude comparative réalisée pour le Challenge : le cout de revient d'une maison écologique et économe équivaut à celui d'une maison conventionnelle de cinq pièces, soit environ 80 000 Euros (garage et achat du terrain non compris). Comment ? En optant, par exemple pour le bois plutot que le ciment (plus long à sécher). "nous gagnons sur le temps de construction, résume Ugo. Le montage peut se faire en atelier", ce qui règle les problèmes de retard dus aux intempéries et limite les déchets et nuisances occasionnés au voisinage.
Le cout de fonctionnement lui est divisé par trois. Ca passe par des choses simples : une meilleure orientation de la maison et des baies vitrées, une isolation extérieure qui va capter et liberer doucement la chaleur accumulée ou encore l'usage de l'eau de pluie pour tout ce qui ne necessite pas d'eau potable : WC, douches, lave-vaisselle. "Il faut savoir que l'eau potable (nd: bue) ne représente que 1 à 2% de l'eau consommée au total", souligne Frédéric.
L'engagement des deux jeunes entrepreneurs a été salué par les professionnels de la filière, mais aussi par l'Ademe (agence de l'environnement et de la maîtrise de l'energie). Leur prochain chantier sera l'ouverture de leur bureau d'études, en mai.
A. Di T.