Démarche passive

Performance d’enveloppe, confort thermique et qualité de l’air optimisés

En résumé

  • Prestation s’appuyant sur le référentiel Passivhaus adapté à la France

  • La prestation est adaptée pour tout type de projets en neuf ou en réhabilitation, maison individuelle ou projet plus conséquent

  • La prestation d’accompagnement s’effectue soit au fil du projet, soit ponctuellement (uniquement un bilan thermique par exemple)

  • Cout d’intervention entre 600 et 1500 euros HT, nous consulter

  • Sur toute la France

  • Fiabitat est impliqué depuis 10 ans sur la promotion du concept passif (dossiers, formations), est déja intervenu sur une 50aine de dossiers passifs, dont plusieurs ont été certifiés

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Quelques arguments pour se lancer !

 

Qu’est ce que le concept passif – est-il adapté aux climats français ?


 

Le concept passif est issu d’une réflexion pour produire des bâtiments économes en énergie. Le niveau d’isolation est tel que la nécessité de chauffer est restreinte à quelques jours par an, sur des puissances très faibles (un radiateur de 1000W suffit pour chauffer 100m²).

Donc parmi les caractéristiques principales, on retrouvera :

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  • La nécessité d’une bonne isolation, ainsi qu’une absence totale de ponts thermiques. Cela valorise donc les bâtiments bien conçus, compacts, avec une isolation thermique adaptée.

  • La valorisation des apports gratuits, le soleil, les apports internes des occupants et appareils contribuent fortement à la réduction du besoin de chauffage

  • Un grand confort thermique : via l’absence de parois froides, température homogène, bon renouvellement d’air (débits de confort, pas de courants d’air)

  • Un bon confort d’été : via des dispositions pour occulter les vitrages, apporter une surventilation. On retiendra que la démarche passive est adaptée à la localisation géographique du projet, et la réflexion pour réduire la demande en énergie vaut aussi en été, ou il est demandé à ce que le bâtiment soit frais sans recours à une climatisation

  • La sobriété énergétique pour l’ensemble des usages électroménagers, l’utilisation massive des énergies renouvelables

 

passif3En quelques mots, l’un des principes de la démarche passive adaptée aux climats du nord/centre de la France. Le concept repose sur une ventilation double flux qui en est l’un des éléments centraux : l’air est renouvelé dans la maison toute l’année par ce biais sur des débits confortables, on peut maintenir en température le logement en période hivernale simplement avec un petit élément chauffant sur l’air soufflé de très faible puissance. L’enveloppe est très isolée, sans ponts thermiques et très étanche à l’air, valorisant de larges surfaces vitrées au sud pour récupérer les apports solaires.

Au sud de la France, on apportera différentes variations au concept pour garder la maison fraiche, qui aboutit à des réflexions sur l’adaptation de la conception du projet, l’inertie thermique, les occultations, la surventilation naturelle.

 

Pourquoi ne pas se contenter de la RT2012 ou d’un label BBC ?


 

Les besoins d’énergie d’un bâtiment passif pour le chauffage seront en général 2-3 fois plus faibles, l’exigence sur l’étanchéité à l’air bien supérieure, et surtout, le recours effectif au système de chauffage se limite à une trentaine de jours dans l’année, le reste du temps la température dans le bâtiment reste confortable sans recours à un système actif (y compris en été).

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De ce fait, s’engager dans cette démarche donne une bonne visibilité sur la maitrise des couts de fonctionnement à l’avenir.

La ou les démarches BBC / RT2012 sont insuffisantes, c’est sur l’ambition donnée sur le confort thermique (la performance affichée repose sur des températures de consigne plus faibles et un renouvellement d’air insuffisant -si VMC hygro-), et le recours à une méthode de calcul manquant singulièrement de fiabilité.

 

Ne peut on pas simplement se contenter de faire du passif en calculant les besoins d’énergie avec le calcul RT2012 obligatoire ?


 

Le concept passif reste simple et adaptable peu importe la localisation climatique (l’exigence de réduction de la demande d’énergie est commune, les moyens pour y parvenir sont dépendants du contexte local), c’est pourquoi il existe un logiciel de calcul utilisé partout dans le monde (il n’est pas issu d’une réglementation mais du travail scientifique sur la question, puis d’expérimentations de terrain), et est amélioré régulièrement pour prendre en compte différentes spécificités et innovations. Surtout, il est basé sur les résultats réels moyens mesurés sur les projets terminés. A ce jour, avec plusieurs dizaines de milliers de bâtiments en fonctionnement, certains depuis 25 ans, le recul permet d’attester de la fiabilité des résultats obtenus.

Force est de constater que le calcul RT2012 prédit des résultats très loin du calcul passif (en moyenne 2 à 3 fois moins), et part également sur d’hypothèses de calcul nettement plus favorables. Ce qui fait que si l’on veut que les résultats soient au bout, il est indispensable d’utiliser les bons outils.

 

Est-ce pertinent financièrement ?


 

Ce qui est commun aux projets passifs, c’est qu’ils ne sont pas improvisés (la démarche impose un travail de conception sérieux en amont), et met en avant l’excellence de la mise en œuvre sur le chantier, et les systèmes constructifs les plus efficaces dans le traitement des ponts thermiques.

La plupart des systèmes constructifs (sauf peut être l’isolation thermique par l’intérieur) permettent d’atteindre le niveau passif. Nous privilégions de notre coté l’utilisation de matériaux écologiques et le recours à des moyens de produire la chaleur renouvelables.

Comparaison sur les couts de fonctionnements entre le standard réglementaire et le passif

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Penser passif implique de raisonner à la fois sur les investissements initiaux pour bâtir un projet, mais également anticiper les couts de fonctionnements futurs, les couts de maintenance, et la meilleure durée de vie induite par la meilleure qualité de réalisation. C’est une chose trop répandue à ce jour : la tolérance envers les ponts thermiques, défauts d’étanchéité à l’air se traduisent par des pathologies sur le bâti, qui ont diverses conséquences, notamment sur la performance réelle et la durée de vie des composants de l’enveloppe. Cela a donc un cout, même si cela n’est pas payé initialement.

Il n’y a pas, comme cela peut être perçu à priori, de marche colossale à franchir pour qu’un projet soit passif. Un peu plus de réflexion en amont, une qualité d’isolation supérieure, une étanchéité à l’air importante, une ventilation avec récupération de chaleur, et une solution de chauffage minimaliste pour compenser. La réflexion en amont doit donc bien évidement prendre en compte les surinvestissements et réfléchir la conception du projet afin d’en assurer sa cohérence globale et son financement.

 

Et pour la rénovation ?


 

c62a956c95e7f17a7323a37b10c17e37.media.150x150Il existe depuis quelques années une démarche adaptée au bâtiment existant, enerphit, qui transpose les exigences en réduisant certaines cibles. Globalement, les principes restent les mêmes, les outils de calcul également, l’approche sur le bâtiment existant est plus complexe puisque suppose d’appréhender l’état du bâti, identifier les pathologies éventuelles, et surtout adapter des solutions de rénovation compatibles.

Vos questions ?


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